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La Chapelle de Bémont

La Chapelle de Bémont

L'initiative de construire une chapelle à Bémont vient d'un de ses habitants, Moïse Matthey-Claudet. Exerçant la profession de médecin-chirurgien, il est touché par la situation des vieillards et des infirmes de son quartier. Pour ces personnes, le temple de la Brévine est éloigné, tout particulièrement en hiver lorsque les chemins sont enneigés.

Afin de tenter de remédier à cette situation, Moïse Matthey-Claudet donne de son vivant, en 1698, 1'600 livres destinées à augmenter la pension du pasteur, afin que ce dernier se rende quelquefois à Bémont pour y prêcher. La Compagnie des pasteurs accepte avec reconnaissance ce don et accorde douze sermons par année aux habitants de Bémont. Le service religieux se déroule dans une grange du quartier, faute d'édifice religieux.

Désireux de donner une suite à cette première initiative et de faire prospérer leur lieu de résidence, une centaine d'habitants de Bémont, tous communiers de la Brévine, se réunissent afin de former une petite société. Ils rêvent d'un bâtiment plus digne qu'une grange pour y célébrer Dieu.

L'idée d'ériger un temple à Bémont fait petit à petit son chemin, mais ce projet ne rencontre pas l'unanimité des Bréviniers. Ayant eu vent de la chose, la Générale communauté des Chaux-des-Taillères se réunit le vendredi 28 février 1738 pour délibérer au sujet de l'érection d'un Temple ou Paroisse que quelques-uns du Quartier de Bémont prétendent d'y établir . Si le fait de construire un édifice servant à la gloire de Dieu et à l'édification morale des habitants est, en soi, tout à fait louable, la création d'une nouvelle paroisse à quelques kilomètres du temple de la Brévine ne pourrait amener que la division de la communauté. Dans tous les cas, il faudra veiller à prendre des mesures si sages que par là rien ne soit capable d'altérer l'union et la concorde qui est si nécessaire entre notre Communauté et qui fait la base et le soutien de tous les corps bien policés, et qui est surtout si utile et nécessaire entre nous qui commençons à un peu respirer par le moyen de quelques petits fonds que nous avons depuis peu de temps.

Au vu de la patience et de la persévérance qu'il a fallu aux Bréviniers pour obtenir leur paroisse et des efforts fournis en vue de faire vivre cette nouvelle communauté, on comprend qu'ils veillent à éviter tout ce qui pourrait en perturber l'unité et provoquer sa désagrégation.

Après que chacun se soit exprimé librement sur le sujet, on décide de passer au vote afin de décider ce qu'il convient de faire. Si dix-sept paroissiens veulent entamer des démarches auprès du Conseil d'Etat et de la Classe pour préserver leurs droits, une très large majorité de septante voix décide qu'il est plus sage de ne rien entreprendre dans l'immédiat. Etant donné que l'idée des habitants de Bémont ne s'est encore concrétisée par aucun plan ni aucune démarche officielle, il est prématuré et inutile de s'alarmer outre mesure.

Cette première déconvenue semble enterrer pour quelques temps le projet d'un temple. Mais en 1743, Jean Huguenin donne à la société de Bémont un petit terrain située sur le bord de la route qui mène aux Verrières. Les prétentions à l'érection d'une paroisse ayant été abandonnées, rien ne s'oppose plus à la construction de la chapelle près de vingt-cinq ans plus tard.

Les dons permettent de financer les travaux qui débutent en 1767. La chapelle est de petite dimension, modeste et simple. Un clocheton est érigé sur la partie ouest de l'édifice. Une cloche y prend place, et le clocher est coiffé d'un toit en bonnet de curé . On pénètre dans l'édifice par une porte en plein cintre située au sud.  Deux fenêtres éclairent l'intérieur de la chapelle.

Elle est consacrée le 10 août 1768. Grâce à de nouveaux dons, le service est porté à quinze fois par an, y compris deux communions durant l'hiver. La société Le quartier de Bémont , ayant administré au mieux ses intérêts, se retrouve à la tête d'un petit capital, permettant d'entretenir deux écoles pendant l'hiver, essentiellement destinées aux enfants des sociétaires.

 

 

Temple de la Brévine, un peu d'histoire

Au XVIème siècle, les habitants de la vallée de la Brévine se trouvent encore bien isolés. Si les produits des diverses cultures leur permettent une certaine autonomie sur le plan matériel, il n'en va pas de même au point de vue spirituel. Comme ils ne possèdent ni lieu de culte, ni pasteur, ils doivent se rendre au Locle, à Môtiers ou à Travers pour assister au culte.

Cette situation difficile au vu des moyens de déplacement de l'époque incite les habitants de la Chaux-des-Taillères à proposer à la Classe (regroupement des ministres réformés, aussi appelée Compagnie des pasteurs) la construction d'un temple. En janvier 1604, ils lui soumettent un projet demandant que les émines de moisson destinées au pasteur du Locle soient désormais réservées au futur pasteur qui viendrait officier dans leur temple. La réponse de la Classe n'est pas connue, mais on peut supposer qu'elle a été positive puisque la construction d'un temple débute rapidement. La charpente est achevée en automne 1604 déjà. La Ville de Neuchâtel participe financièrement à la tâche en faisant un don pour la couverture du toit en bardeaux.

Le 2 décembre 1604 a lieu la dédicace. Le pasteur Berthoud du Locle est chargé de prêcher dans le nouveau temple, en plus de son ministère au Locle. Vu la distance séparant les deux églises, il est impossible au pasteur d'assurer un culte régulier à la Brévine. Aussi quand il cesse son service en 1605, les Bréviniers demande au Conseil d'Etat que l'on nomme un pasteur à la Brévine. Leur requête reste lettre morte, aussi ils en font une nouvelle en 1608. La Classe demande à Martin Courtois d'aller prêcher au temple de la Brévine, sans pour autant remplir la fonction de pasteur, mais celle de maître d'école.

Vers 1611, Martin Courtois est autorisé à prêcher en tant que pasteur de la Brévine. Mais c'est seulement en 1622 qu'un pasteur et ministre est nommé et que la Brévine devient une véritable paroisse. En 1624, dans le même acte que celui qui érige la Brévine en mairie, le prince Henrie II d'Orléans-Longueville confirme l'érection de la paroisse et les droits qui y sont rattachés. Après des années de lutte, les Bréviniers, par leur courage et leur persévérance ont atteint leur but. Unis autour du temple qu'ils ont bâti, ils forment désomais une paroisse indépendante.

Le Temple de La Brévine rénové

Le Temple rénové

Les travaux de rénovation du Temple sont maintenant terminés et se sont clos par une inauguration les 30 et 31 octobre 2004.

Chacun a pu contempler l'édifice vieux de 400 ans mais ne les paraissant plus. De l'extérieur, le temple paraît plus lumineux et majestueux. A l'intérieur, une clarté nouvelle est apportée par quatre nouveaux vitraux. Les restaurateurs d'art se sont attachés à retrouver les éléments les plus anciens et à leur redonner vie.

Aux dires des nombreux visiteurs présents lors de l'inauguration, cette restauration est une réussite totale. Réussite saluée aussi par un soleil resplendissant lors de cette fête.

Sans les contributions généreuses des nombreux donateurs, ces travaux n'auraient pas été possibles. Que chacun en soit encore remercié.

 

 

 

 

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